Fontaine des Ormois

La fontaine des Ormois ormois

La fontaine des Ormois fut édifiée en 1780 par Anatole Amoudru, l’un des architectes comtois les plus productifs et influents de son époque. Longtemps oubliée, puisqu’enfouie sous des monceaux de terre, la fontaine a été dégagée en 1988 ! Aménagée au pied d’une source, elle est composée d’un petit édicule et de 2 bassins ovales : l’abreuvoir et le lavoir. Ces éléments sont entourés par un pavage rayonnant et reliés entre eux par des rigoles déversant l’eau selon le principe des vases communicants.

Départ : camping La Louvière à Soing
Distance :6,5 kilomètres
Balisage : anneau jaune

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Les croix de Soing

croix-soingLES CROIX DU VILLAGE DE SOING

Soing possède 2 croix anciennes classées aux monuments historiques, d’après un dossier établi par Albert Chenevard maire du village à l’époque.

Elle se compose d’un piédestal de plan octogonal, d’une colonne monolithe dorique qui a remplacé en 1974 la colonne et le chapiteau ionique à cornes originels, d’un croisillon portant la représentation du Christ en croix et de deux saintes femmes debout au pied de la croix. La partie abîmée fut sciée et remplacée par un tronçon équivalent. Ce dernier, qui comporte une niche, a été prélevé sur une modeste croix de l’ancien cimetière, approximativement de la même époque. L’apport de cette niche donne un charme particulier à cette magnifique croix, bien en harmonie avec l’église toute proche.
(Cette restauration a été réalisée par le marbrier Mr Javelier de Gray).

« XIIIème siècle, Emmenée à Vesoul, Réclamée en litige, Demandée pour Musée 1919 Ramenée Par l’abbéMongin 1929 » (à noter l’erreur de siècle).
Cette croix, ayant également subi des dommages (robe de la vierge cassée, saints très abîmés), nécessitait aussi une restauration. Pour qu’elle retrouve sa pleine valeur, Mr Javelier, tailla un socle dans un tronçon de pierre de même qualité que le fût, et ensuite procéda à un échange. Le socle actuel porte l’inscription « Socle du XIIIème », mais ce n’est pas le socle initial. Superbement restaurée, avec son Christ de face, sa vierge à l’enfant derrière, ses petits saints Ferréol et Ferjeux de part et d’autre (la tête dans leurs mains puisqu’ils ont été décapités), cette croix classée de 3.41m, qui domine la crête, mérite toute notre attention. Entre temps, la partie basse (les marches et le socle) de la croix des Beaux regards, a été retrouvée et sera transplantée au bas du village, près de la fontaine, en direction du moulin, elle sert de support à une jolie croix de fonte. Les inscriptions gravées par le curé Mongin ne sont pas visibles de face, mais peuvent induire en erreur ceux qui les lisent au dos et qui ne connaissent pas l’histoire.

A ces deux croix anciennes, on pouvait en rajouter 8, ce qui portait le nombre de croix à 10 pour le village de Soing: les deux croix ci-dessus, celles de l’église et du cimetière, et 6 répertoriées en 1857 sur la cartographie établie par le préfet Dieu (1 sur la route de Cubry à la croisée des deux chemins, 1 en ST Martin, 1 au dessus de la Creuse à la croisée des routes, 2 au Préchaplot et 1 au-dessus de la Côte).
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Renseignements fournis aimablement par Madame Yvette Gueniffet.

Eglise de Charentenay

Eglise Saint Pierre de Charentenay (en gaulois « Carento »)

En 1242, Charentenay est mentionné dans le cartulaire (recueil de titres relatifs aux droits temporels d’un monastère, d’une église) de l’abbaye de Luxeuil les Bains.
Paroisse du doyenné de Gy (jadis de Beaujeu) existant déjà au XVe siècle et dont le patronage appartenait au refectorier de l’abbaye de Luxeuil les Bains.
Au concordat, elle fit chapelle de tolérance dépendant de Soing puis érigée en succursale par décret du 14 juin 1857, elle sera placée sous la protection de Saint Pierre.
Eglise reconstruite en 1738, comme l’indique la pierre de fondation à la base sud du clocher carré à toit bulbeux. Le portail en plein cintre, assez simple est surmonté d’une niche abritant une statue de Saint Pierre (statue en pierre). Le porche sous clocher vouté abrite deux cloches : Philippe Antoinette1826 et Marie Anne 1875. Le deuxième portail en plein cintre à clef est encadré de pilastres (colonne).
La nef unique est composée de deux travées voutées en berceau sur pilastres engagés ; deux toiles du XIXe siècle sont situées au dessus de la porte : Saint Pierre et Saint Paul ainsi qu’un crucifix datant du XVIIe ou XVIIIe siècle
Trois pierres tombales ornent le sol, une au début de l’allée centrale, la 2e devant l’autel, la 3e à gauche, visible en partie sous les bancs devant la chaire.
Le transept est aménagé de deux autels remontés au XIXe siècle avec des éléments de bois sculpté du XVIIIe siècle.
Le sanctuaire est composé d’une travée et d’un chevet triangulaire. Le maitre autel « tombeau » est du XVIIIe siècle, peint en faux marbre avec l’agneau pascal. Grand retable à 6 colonnes cannelées corinthiennes en bois naturel et doré encadrant une toile représentant la remise des clefs à Saint Pierre sur laquelle les anges tiennent une tiare (couronne). Le tabernacle date du début XIXe.
De beaux vitraux, venant de l’école de Metz (très rare dans notre région) sont signés Champigneulles, peintre sur vitre, Bar le Duc 1881.

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Merci à Mme Arlette Chojnicki

Moulin de Soing

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LE MOULIN DE SOING

Le 25 mai 1711, les habitants de Soing représentés par leurs 2 échevins et le maire Mr Chevillon, échangent des prés (4 fauchées de prés au Breuil contre un pré communal en la prairie appelé « Ille Tappie » ou « Ille des Saussots ») avec le seigneur Louis de Clermont de Rupt pour y faire construire un moulin à eau avec écluses, empalement et portière.

Jean-François Vivien du Pont de Planches se présente pour le construire. Il en obtient l’acensement et la propriété pour une période de 29 ans, contre le versement annuel de 64 mesures de froment (à l’issue de ce bail, le seigneur de Rupt en sera le seul maître).
(Vivien fournira tous les matériaux. Néanmoins, vu les avantages et l’utilité du futur moulin, les habitants de Soing lui permettront de couper dans leurs bois communaux et ce, à perpétuité. En considération de ces bons services, Vivien leur promet de moudre en priorité leur grain, avant celui des étrangers).

De 1719 à la révolution, de nombreux amodiateurs (bailleurs ou loueurs) se succèdent. En revanche, les propriétaires sont de 1711 à 1740, Jean-françois Vivien et de 1740 à la Révolution, le seigneur de Rupt.
Le moulin se dégrade suite à des inondations répétées. Les murs, le plancher qui supporte les piliers de l’escalier, la portière en bois et les écluses sont en mauvais état.

A la Révolution, le moulin est confisqué comme bien national, il est vendu aux enchères le 2 thermidor an 2, estimé à 91 000 livres. Pour 42 000 livres seulement, le citoyen Cugnot, de Battrans en devient le propriétaire, le 12 nivôse an 3.

De 1795 à 1835, les propriétaires sont successivement : Cugnot, Jean-François Cavin, Samuel Blum et Langlois. Pendant cette période, le moulin est doté d’un patouillet à roue, d’un bassin d’épuration avec une rigole qui traverse le chemin de Vanne à Soing (actuel canal).

En 1835, le moulin est vendu en justice à Monsieur Nicolas Morel de Vaite. A cette époque le moulin se compose de 3 bâtiments principaux (2 couverts en tuiles et 1 en paille), de cours et de jardins, du barrage en écluse formant la retenue. Le 1er bâtiment s’appelle « le vieux moulin » et le 2ème « le moulin neuf ».

En 1842, Mr Morel rencontre des problèmes avec le service navigation qui lui dresse procès-verbal pour la démolition du vieux moulin et la reconstruction sans autorisation du mécanisme de l’usine. D’ailleurs de nombreux litiges suivront avec les services de la navigation obsédés par les éventuelles inondations.
Malgré cela, en 1844, le bâtiment du moulin est prolongé de 8 m sur la Saône (travaux accordés par le préfet, préfet qui par ailleurs l’obligera en 1855, de reconstruire 2 barrages de retenue, le pertuis et 1 déchargeoir en pierres de taille).
Cette même année, la société « Charles Faivre et Sauvage » est créée par 2 nouveaux bailleurs du même nom. Elle emploie 9 ouvriers. Mais elle sera dissoute en 1866 puis en faillite en 1872.
(Les bailleurs devaient respecter un bail, de durée variable mais dont la rigueur, ajoutée aux dégâts occasionnés par les fréquentes inondations, les conduisaient à la faillite).

En 1872, Ernest Auguste Ramondot devient le nouveau bailleur. En 1874, il achète le moulin à Léon et Maurice Morel, héritiers de Nicolas Morel. Le montant de la vente s’élève à 40 000 francs.

Le 1er décembre 1960, Georges Barberot achète le moulin à Emile Ramondot. Ses fils Bernard et
Jean-Louis travaillent avec lui. A son départ en retraite en 1973, Bernard en prend la direction.
La société « Les moulins de Soing », S.A.R.L. créée en 1972 comportera 7 personnes. Elle traitera jusqu’à 25 000 quintaux de blé par an, provenant de Haute-Saône, de Côte d’or et de Saône et Loire.
(Par ailleurs de nouveaux silos permettront une capacité de stockage de 15 000 quintaux et en 24 h, 250 quintaux de blé pourront être transformés en farine).

Jusqu’en 1964, les machines fonctionnent au moyen de la force hydraulique de la Saône.
Après, l’installation utilisera l’électricité, les turbines étant hors d’usage.

En 1983, la société « les moulins de Soing » renoncent à son droit d’eau.
Le 1er septembre 1999, les machines s’arrêtent. Ainsi s’achève une histoire de près de 3 siècles.

Tous nos remerciements à Madame Gueniffet Yvette, pour nous avoir procuré toutes ces informations.

Le Château de Soing

Edifice de 28 m de long, de 14,50 m de large, flanqué de trois tourelles à l’arrière.
Date de construction : 1749.

Propriétaires :

– 1749 : Eléonor, Joseph, Louis d’Amandre, seigneur de Soing.

– 1783 : Mme Braconnier, veuve Caron, maître de forges, belle-mère du député de la Constituante Muguet de Nanthou. Ce député, maire de Soing, y décéda en 1806.

– transmis par héritages (Falacieux, d’Autet, de Breda).

– 1878 : vendu aux enchères à la famille Blandin, propriétaire de la ferme des Herbues.

– 1881 : racheté par Mr Jacotot Pierre, notaire à Dijon.

– 1920 : vendu aux enchères à Mr Courbet Octave, négociant à Nancy.

– fin 1920 : acquis par la commune qui y regroupe dès 1921 mairie et écoles, puis la Poste en 1926 et enfin la salle des fêtes dans les années 1950.

Les cheminées, l’escalier et les boiseries semblent d’origine.

Le parc entièrement clos possédait des arbres magnifiques dont on admire encore deux charmilles.

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La Fontaine Lavoir-Abreuvoir de Cubry

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Située à l’entrée du village de Cubry-Les-Soing, côté Soing, cette fontaine, d’après un devis estimatif et instructif de la somme de 2 709.82 francs, du 4 mai 1820 (enregistré à Gray le 22 avril 1822), a été édifiée fin 1822 ou début 1823.
Elle possédait un lavoir-abreuvoir, très original par sa dimension (510m2) et par sa composition architecturale : le bassin du puit se présente sous la forme d’un petit temple néoclassique avec des arcades en plein cintre, surmontées de frontons. L’ensemble comprend un lavoir quadrangulaire et deux abreuvoirs. Edifiée sur les ruines d’un lavoir et d’un bassin de source, c’était le principal point de ravitaillement en eau potable de Cubry, avec quelques puits aujourd’hui comblés, disparus ou abandonnés.

Malheureusement, cette source située dans un bas-fond, en bordure du ruisseau dit des puits ou de l’étang, était recouverte à chaque crue un peu forte de la Saône et était rendue inutilisable pendant un certain temps, d’où son abandon dès 1867 lors de la construction de la nouvelle adduction d’eau de Cubry, en provenance d’une source captée au lieu-dit la « Patte Rouge » à Chantes, et de l’installation consécutive de lavoirs et abreuvoirs dans la rue principale du village. A son tour, cette source fut abandonnée en 1963-1964 et remplacée par le captage actuel de la fontaine aux Dames sur le territoire de Traves. Les archives conservent un nombre important de projets d’amélioration dont le plus audacieux prévoyait en 1891, la mise en place d’un système d’élévation fonctionnant avec une éolienne (architecte Sauteret). Abandonné au profit d’une autre source, le site est progressivement envahi par les ronces…

 1995 : mise à jour des éléments d’architecture, tous ces éléments étant plus ou moins entérrés ou disloqués, dont le pavage enfoui sous 40cm de terre.

 Dès 1997 : rénovation avec l’entreprise Pateu et Robert, réfection du puisoir et du lavoir. L’aide des chantiers de jeunes, la durée des travaux est de 5 ans :
1ère et 2ème année : nettoyage du site, montage du mur d’enceinte en pierres séchées.
3ème , 4ème et 5ème année : pavage du site, montage des murs séparant la partie lavoir de la partie abreuvoir.

 2000-2001 : réfection des deux abreuvoirs (entreprise Pateu-Robert).

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La Tour Eiffel

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Réalisée en 1992 par une vingtaine de bénévoles pour symboliser la France à la fête Eurosaône le 12 juillet à Seveux .

Sur proposition de quelques membres de l’Amicale des sapeurs-pompiers, la commune décida de lui redonner un peu de lustre.

Une équipe de bénévoles après son démontage et son nettoyage décida de la repeindre en avril 2012.

en quelques semaines le travail fut exécuté et la Tour Eiffel put à nouveau trôner en bordure de la zone de loisirs.

Le 30 juin 2012, pour fêter ses 20 ans d’existence, une petite cérémonie en présence de ceux qui l’avaient réalisée deux décennies plus tôt, eut lieu sur le site. Une plaque commémorative a été posée ce jour-là pour rappeler l’historique et les caractéristiques de cet édifice.

CARACTERISTIQUES :

Echelle : au 1/20ème

Hauteur : 16 mètres

Poids : 2500 kg de fer

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